Bouaké: les étudiants à l'école de la non-violence 


  • vendredi 04 octobre 2019
Les étudiants de l'UAO, des grandes écoles publiques, privées et des associations d'étudiants ont pris part à la troisième journée nationale de la non-violence en milieu universitaire (Photo: MK/Serenti News).

Deux cents (200) étudiants de l'UAO, des grandes écoles publiques, privées et des associations d'étudiants ont pris part à la troisième journée nationale de la non-violence en milieu universitaire qui a eu lieu, le jeudi 03 octobre, à l'amphithéâtre C du campus 2 de Bouaké, autour du thème "la non-violence en milieu universitaire, pour construire la paix au quotidien". 

Le professeur Kodo Michel, vice-président de l'UAO, représentant Lazare Poamé, président de l'UA , a indiqué que le premier responsable de l'UAO a fait de la pacification universitaire une priorité de sa gouvernance et invité tous les acteurs de la vie universitaire à faire de la paix un style de vie : «Le président de l'UAO a fait de la pacification de l'espace universitaire une priorité de sa gouvernance en instaurant un prix de la pacification. La non-violence n'est pas seulement l'affaire des étudiants. C'est pourquoi, nous exhortons tous les acteurs de la communauté universitaire à faire de la paix un style de vie». 

Le chef de cabinet adjoint du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Yodé Dion Simplice, a avoué que l'université est par essence "la mère nourricière", malheureusement cette institution est régulièrement le théâtre de conflits: «L'université est par essence la mère nourricière, la matrice où se forme et se forge le vivier qui assumera la pérennité de l'Etat en vue d'en garantir l'avenir radieux. Malheureusement, cette institution est régulièrement le théâtre de conflits et de faits de violence en tout genre, qui ne cessent de perturber les activités académiques et détériorer la qualité de notre système d'enseignement supérieur».

Le représentant du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a appelé les étudiants à adopter des méthodes de revendications pacifiques pour obtenir des changements : «Loin d'être signe de faiblesse, l'attitude non-violente revêt un ensemble de valeurs, de comportements, de modes de vie qui rejettent la violence et préviennent les conflits, en s'attaquant à leurs racines, par le dialogue et la négociation entre les individus. Je vous invite donc à vivre comme des frères et des sœurs sous le signe du respect de la vie et de la dignité de chacune et chacun, sans préjugés ni discrimination aucune. Je vous engage à adopter des méthodes de revendications pacifiques pour réclamer et obtenir des changements sociaux dans la perspective de l'amélioration des conditions d'apprentissage».

L'objectif général de cette journée de la non-violence est d'amener les étudiants à s'engager dans le processus de pacification de l'espace universitaire. Outre cet objectif, c’est l'occasion de sensibiliser les étudiants à la culture de la paix, à utiliser le dialogue pour régler les conflits et toutes autres formes de désaccords. 

La journée nationale de la non-violence en milieu universitaire est célébrée chaque 02 octobre. Les deux premières éditions avaient respectivement eu lieu à Abidjan et Daloa. 

Maurice Kouassi