Bouake/Education nationale:  Les grévistes restent muets à l'appel de Kandia Camara 


  • lundi 11 février 2019
A Bouaké, la grève est fortement suivie, les portes des écoles publiques sont toujours fermées.

Serenti News

Malgré le communiqué du ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle,  Kandia Camara pour la reprise des cours à partir de ce lundi 11 février 2019, les établissements d'enseignements publics sont restés fermés.

Cela va faire bientôt un mois que le système éducatif ivoirien connaît des perturbations. A Bouaké la grève est fortement suivie. Les portes des écoles publiques sont toujours fermées. Ce lundi matin, l'on remarquait la présence des forces de l'ordre devant certains établissements.

Si du côté du public, les portes des classes sont fermées, les établissements privés ont repris les cours avant qu'ils ne soient délogés par ceux du public. Ce fut le cas de l'école Henri Point Carré  Bouake au N'gattakro. 

A l'Institut Ouezzin Coulibay c'était pareil. Selon une élève de terminale les cours avaient véritablement repris avant d'être dérangés par ceux du public. «Ce matin nous avons repris effectivement, nous avons eu à faire les cours d'histoire, mathématiques et de philosophie», a-t-elle dit.

Pour l'heure, le gouvernement ne compte pas se plier aux revendications des grévistes, vu que cette situation n'a pas été à l'ordre du jour du dernier Conseil des ministres, tenu le 06 février dernier à Abidjan.

«Nous venons de sortir d'une assemblée générale nationale et il en est ressorti que nous, désormais, devons arrêter le travail jusqu'à nouvel ordre, jusqu'à ce que nous obtenions satisfaction totale et intégrale à nos revendications qui sont plus que légitimes. Ce spectre-là peut arriver, c'est à dire une année blanche, mais nous nous réservons. Tant que nous n’avons pas satisfaction, nous n’arrêterons pas cette lutte. Si les autorités ont conscience que, quand on arrête les cours ça peut avoir des incidents, alors c'est à eux d'agir comme il le faut pour éviter le pire», a déclaré Balo N'guessan Emmanuel, fédéral de la coordination des enseignants du second degré de Côte d'ivoire et porte-parole (Cosef) Gbêkê..

Maurice Kouassi