Enseignant supérieur: le ministre Mabri Toikeusse en visite officielle à Bouaké 


  • samedi 06 juillet 2019
le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Albert Mabri Toikeusse, est en visite de travail à Bouaké.

Serenti News

Après plusieurs reports, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Albert Mabri Toikeusse, effectue une visite de travail de trois jours à Bouaké pour s'enquérir des réalités que vivent les acteurs du système de l'enseignement supérieure et de la recherche scientifique de la deuxième ville du pays. 

L'amphithéâtre C s'est vu trop petit pour accueillir le premier responsable de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. 

Gnahoré Jean Yves, au nom du personnel administratif et technique (PAT), a invité le ministre à améliorer leurs conditions de travail et statut.

Traoré Karamoko, porte-parole des étudiants de l'UAO, a exposé les réalités que vivent les étudiants de la seconde ville, pour qui ces difficultés se situent à plusieurs niveaux que sont:

Au niveau sécuritaire «il faut noter que les étudiants de Bouaké vivent dans une inquiétude cruciale et un effroi sans fin. Car, en face du campus I, nous avons le camp Génie et en face du campus 2, nous avons le camp pénal. Quant ailleurs on sait les camps militaires sont mis à l'écart de la population civile, et nous ne comprenons pas pourquoi chez nous, nous sommes voisins avec des hommes en armes. Nous déplorons des cas de viols d'étudiantes par des chauffeurs de taxis-motos ou d'agressions de nos amis qui résident sur la Brobo, à la cité du lycée américain».

Au volet académique, «nous souffrons de l'insuffisance d'amphithéâtres et de salles de TD. Ce qui fait que les cours ne peuvent se faire concomitamment dans les différentes UFR. Cette difficulté a pour inconvénient d'allonger la durée de l'année académique. Les étudiants ne bénéficient pas de bibliothèque et de salle multimédia. Plusieurs fois annoncés dans un contexte LMD, le wifi reste encore un rêve qui tarde à se réaliser pour nous».

Sur le plan social, «les résistances universitaires sont pratiquement devenues comme une goutte d'eau dans la mer. L'effectif estudiantin, de plus en plus pléthorique, se confronte à un véritable problème de logements. Cette situation expose la gente féminine à des actes peu catholiques», a martelé Tk.

Avant de plaider pour la délocalisation du camp pénal et de la décentralisation de la Dexco. «Nous plaidons pour la délocalisation du camp pénal de Bouaké. Nous plaidons pour la décentralisation de la Dexco et des centres de soutenance du BTS afin de réduire considérablement les dépenses et les efforts auxquels les étudiants des grandes écoles de l’intérieur du pays sont obligés de consentir pour se rendre à Abidjan, rien que pour le dépôt des dossiers divers et des soutenances».

Pour le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette visite a pour objectif de toucher aux réalités de Bouaké et d’y apporter des solutions «Je suis très heureux de l'accueil, Bouaké est notre deuxième université par l'effectif des étudiants, des enseignants et par la qualité du travail. Je suis là pour faire le point et rendre compte au gouvernement pour des solutions idoines qui pourraient être prises afin que les bons résultats que nous réalisons au niveau de Bouaké puissent être renforcés», a-t'il indiqué. 

Après cette rencontre, qui a eu lieu au campus 2, le ministre et sa délégation sont allés visiter également le centre national de recherche agronomique (CNRA) de Bouaké. Dans l'après-midi du vendredi, le ministre a une rencontre avec les étudiants, qui s’est déroulée au campus 1.

Ce samedi 06 juillet 2019, le Docteur Albert Mabri Toikeusse visitera les structures de l'UAO, que sont l'antenne de campus à Bouaké, le CEMV, la chaire UNESCO et le CROU. Cette visite officielle s'achèvera le dimanche 07 juillet 2019.

Depuis sa nomination à la tête du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, c'est la première fois que Docteur Albert Mabri Toikeusse visite les sites de Bouaké. 

Maurice Kouassi