Gbêkê/Languibonou: la population proteste contre l'arrestation de Mangoua Jacques


  • mercredi 02 octobre 2019
Les manifestants exigent la libération de Mangoua Jacques, président du conseil régional de Gbêkê et vice-président du PDCI-RDA (Photo: MK/Serenti News).

Serenti News

Un mouvement de colère a été déclenché, ce mercredi 2 octobre, dans la région du Gbêkê, plus précisément dans la sous-préfecture de Languibonou, située à environ 25 km de la capitale de la paix.

Les villages de Golikro, Languikro et Lossikro se sont réunis à Kouakoublékro, à plus de 35 km de Bouaké et 25 km de Béoumi, pour exiger la libération de Mangoua Jacques, président du conseil régional de Gbêkê et vice-président du PDCI-RDA, interpellé dans la nuit du vendredi 27 septembre, puis déféré pour une affaire d' armes découvertes à son domicile, à Bodokro village.

Plusieurs barrages ont été érigés, très tôt ce matin, à 6heures, à l'entrée de Languibonou, empêchant la circulation des véhicules, qui étaient contraints de faire demi-tour pour ne pas essuyer la colère des manifestants. 

Ces remous avaient pour objet la libération du président du conseil régional du Gbêkê, Mangoua Jacques. «Notre président, M. Mangoua, a été pris, donc la population s'est levée pour qu'on libère notre président». Suivis de cris : «Libérez Mangoua, Libérez Mangoua. On ne parle pas de politique, mais tout simplement de la libération de M. Mangoua, c'est ce que la population veut», ont scandé les manifestants.

Concernant la découverte d’armes chez le président du conseil régional, leur porte-parole a soutenu que «c'est une fausse accusation. On peut trouver beaucoup de choses chez une personne. En plus, la personne n'est pas ici et qu'est ce qui prouve que c'est lui qui les a envoyées ? Donc, là seulement, on ne croit pas, on veut sa libération. Nous on veut la justice, on ne veut pas l'injustice, seulement que la justice soit rendue», a martelé Houphouët N'guessan, porte-parole des manifestants. 

Maurice Kouassi