Sécurité: les femmes, les jeunes et les forces pour une synergie d'action


  • mardi 10 septembre 2019
L'atelier national est organisé par la Fondation Friedrich Ebert (FES) et le Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (CHEDS), à Grand-Bassam (Photo: Fondation Serenti).

Serenti News

«Femmes, Jeunes, défense et sécurité». C’est sur ce thème que se tient, du 09 au 12 septembre 2019, à Grand Bassam, un atelier national organisé par la Fondation Friedrich Ebert (FES) et le Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (CHEDS).

L’ouverture officielle des travaux a eu lieu le lundi 9 septembre. Elle a été marquée par trois interventions. D’abord celle du représentant résident de la Fondation Freidrich Ebert, M. Thilo Schöne, qui, dans son propos introductif, a situé les participants sur le contexte et l’importance de ce atelier national.

En effet, a-t-il rappelé, la population ivoirienne est composée, d’une part à plus de 77% de jeunes, et d’autre à plus de 50% de femmes. Des acteurs dont on ne saurait se passer pour qui veut assurer la sécurité et la paix en Côte d’Ivoire d’où l’idée de réunir les différents acteurs et experts pour réfléchir sur ce terme, a souligné M. Thilo Schöne

Pour sa part, Mme Adji Ndiaye, chargée de programme du Bureau Paix et Sécurité  du Centre de compétence Afrique subsaharienne de la Fondation Freidrich Ebert (FES-PSCC), a dit sa joie d’être à Abidjan, après les étapes du Sénégal et du Mali. Cela, dans l’objectif de réfléchir à cette synergie d’action pour la sécurité et la paix. 

Représentant Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (CHEDS) à cet atelier, Dr Christiane Agboton a présenté le projet, qui a débuté par un séminaire sou-régional à Dakar, en septembre 2018. Puis, a lieu l’atelier national du Sénégal national en mai 2019, et du Mali en juin 2019.  Et enfin celui de la Côte d’Ivoire, qui se tient du 09 au 12 septembre 2019.

Parlant des perspectives, elle a indiqué qu’une autre réunion rassemblement les différents acteurs au plan régional très prochainement pour une synthèse des recommandations et actions.

À travers ce projet, il s’agit selon, Dr Agboton, de sortir de la conception classique de la sécurité, qui mettait l’Etat au cœur du dispositif, pour épouser celle plus globale qui met l’individu au centre du système de sécurité, à travers la sécurité humaine. Cela, en y associant tous les acteurs, dont la société civile, le secteur privé, etc.

Ce projet vise à terme à contribuer significativement à la sécurité à travers une synergie d’action entre les populations (Femmes et jeunes) et les Forces de Défense et de Sécurité. «Les menaces et défis sécuritaires nous l’imposent aujourd’hui, alors nous n’avons pas le choix», a conclu Dr Christiane Agboton.  

Source: Narcisse Dédji (Fondation Serenti)